J’ai pu envie d’ecrire un blog, c’est de la bullshit tout ca.
Tu veux savoir mes aventures, tu veux savoir ou je suis rendu, tu veux des details sur le lifestyle ici, tu sais comment me rejoindre.
One Love
Peace Out
Charleuh
J’ai pu envie d’ecrire un blog, c’est de la bullshit tout ca.
Tu veux savoir mes aventures, tu veux savoir ou je suis rendu, tu veux des details sur le lifestyle ici, tu sais comment me rejoindre.
One Love
Peace Out
Charleuh
J’ai vu tellement de murs que j’ai oublie de quoi ont l’air ceux a la maison.
J’ai gouter tellement de bouffe que j’ai oublie a quel point la bouffe de maman est bonne.
J’ai entendu tellement d’espagnol que j’ai oublie mon francais.
J’ai respirer tellement la pollution que j’ai oublie a quoi ressemble une boufee d’air frais.
Mais je ne t’ai pas oublie toi. Je pense encore souvent a toi.
Meme que si t’etais une cabane dans un arbre, il parrait que je serais le vent pour venir te visiter souvent.
1 texte, 2 amours, One love.Charleuh

De ce que l’on avait entendu, Puno etait une ville merdique selon la plupart des gens. Partout on nous suggerait d’y rester moins d’une journee. Il s’est avere qu’on y est rester 5 jours et qu’on a beaucoup aime la ville. Jeune, vivante, ici, ca bouge ! C’est sur que le cote Bolivien du lac est vraiment plus beau, mais le coup d’oeil ici en vaut aussi certainement la peine.
Curieux, j’avais envie de voir les iles flottantes, des iles faites de paille ou les gens vivent encore aujourd’hui, principalement du tourisme. Malheureusement, les iles etant… des iles, nous avons du payer pour la visite, etant donne qu’il est dur de “sneaker” des iles. Ceci fut donc notre premiere activitees touristiques officiels. Wow ! Ca finalement ete un tres bel apres-midi qui a certainement valu les quelques sous que nous a couter la visite. On a fini la visite et notre sejour a Puno par une bouteille de rgum et des discutions super interessantes sur fond musical magique.
On aime Puno pour le street-food, les ecolieres, l’action et le Lac. Ca vaut la peine d’y rester 3-4 jours pour tater la saveur de la ville au lieu d’y rester seulement quelques heures puis repartir. Puno est aussi la ville avec la meilleure connexion internet que j’aiu vu a date, on en as donc profiter pour faire un menage de ipod, prendre des nouvelles, se mettre a jour, downloader un peu de musique, etc. Ca fait vraiment du bien de reconnecter avec son monde de temps en temps. J’ai ete super content de jaser avec mon monde aussi. Bisoux a fredz et Mgr pour celle-la !
Charleuh

Le voyage de Puno a Copacabana en fut un penible. Diarhee violente, minibus surcharge et vraiment tres petit, ca definitivement pas ete la route la plus plaisante (a date). Passer du Perou a la Bolivie via Puno et Copacabana a ca de bon par contre, faire le tour du lac titicaca est impressionnant, TRES ! A Copacabana, mes premieres impressions de la ville et du pays sont super bonnes. Tres rapidement, on trouve un super hostal pour 10 bolivianos (1,50 $ a peu pres). Apres nos deux semaines passes la, je crois qu’il est safe de dire que c’est le meilleur a date, gens sympas, cuisine propre et bien equipee, calme, parfait !
Le temps des fetes oblige, il y a des festivitee en ville. Interessant ! Ici, on benit les voitures. Devant la cathedrale, les proprios de bagnoles s’enlignent, et avec leur famille boivent des tonnes de biere ou de champagne (selon le budget ein !), decorent leur voiture et font benir la-dite bagnole par une pretre (qui porte une casquette adidas ultra tendance avec son habit de moine !). Apres, on asperge la voiture d’eau benite et de biere (ou champagne), on fait sauter des petards et on boit.
Dans la liste des celebrations, il y a aussi une parade militaire avec une statue de la vierge de Copacabana a travers la ville jusqu’au lac. C’est interessant de voir a quel point les militaires se foutent de la parde (ils arrivent en retard, ils marchent pas au rythme, tout croche,etc.) C’est assez weird de voir l’armee et la religion melee ensemble, tous…. sans conviction !
Noel arrivant a grand pas, on decide de retarder notre voyage de peche, ca me fait chier, mais c’est ultra raisonnable. On passe donc quelques jours a jongler, boire, trainer en ville. On rencontre vite un groupe d’artisans argentins avec qui on passe beaucoup de temps. Musique, artisanat et jonglerie, ca va bien ensemble. On attend Noel, on attend le voyage de peche.
Finalement arrive le 24 decembre, super content, on se mets beau et propre. Malgre le peu d’esprit de Noel cette annee, je suis heureux, vraiment heureux ! A minuit, on se dirige vers la cathedral pour se rendre compte que la messe de minuit etait a 10h30. Deception, on revient a l’hotel, on boit un peu et on se couche. On ira finalement a la messe le 25 au matin.
En apres-midi, fiesta sur la plage. Toujours avec les artisants, on est les hippies sans famille, on est une famille pour aujourd’hui. Malheureusement, Jay et moi ne prenons pas de coke, on est donc les premiers knocked out, retour a l’hotel et sommeil profond.
Apres Noel, l’excitation est a son apogee. On est pret pour l’isla del sol, on est pret pour la peche. Evidemment, on a rien de prevu et des informations plus ou moins claires et precises. High expectation leeds to deception. On arrive en apres-midi sur la partie sud de l’ile et de la, nous attends un trek d’une couple d’heures. Trek magnifique, soleil radieux, c’est de loin la meilleure partie de notre periple sur l’ile. A mi-chemin on rencontre un habitant de l’ile avec qui on devient pote. Francisco qu’il s’appelle. Il a 45 ans, mais a force de dur labeur, de pauvrete ou whatever, il a l’air de 90. Sur son dos il transporte quand meme plus de bois que je ne pourrais en porter en 2 voyages. On arrive, la nuit tombe, timing parfait…NOT. On essaye de trouver un beau spot pour installer notre abri… Ha oui, on a pas de tente, seulement une toile de plastique et un seul sleeping bag pour deux. Ici, c’est la saison des pluies. Bref, on espere…. c’est tout ce qu’on peut faire.
Finalement, on trouve, on s’installe du mieux qu’on peut. On ramasse du bois, rien de sec, il pleut tout les jours. on se ramasse finalement avec le plus shitteux des set-up et un feu assez moyen. Il fait frette. Il mouillasse. On trippe pas.
Lendemain matin, dur reveil. Trop tot. Jay et moi nous sentons pas super en forme (guess why !) On a pas de bouffe sauf 12 patates… mais pas de feu. Patates crues, sel, poivre, beurre… un delice a ce moment la ! On passe finalement la journee a essayer de vivre. On est zombie. On dors, moi sur une roche au soleil, j’ai le chest en feu. Vers 5h, fuck it ! L’aventure c’est beau, mais quand il y a 0 plaisir, ca vaut pas la peine. Mal equipe, sans pouvoir pecher, sans feu, ca vaut pas la peine, on se trouve un hostal. Francisco, notre pote, connait le mec de l’hostal, on a un bon prix, on y resteras 3 jours ou on ne fait majoritairement rien. Je suis pas du monde. Bad Zone Billy.
31 decembre, retour a Copacabana pour le nouvel an. Sur la partie sud de l’ile, d’ou on doit prendre le bateau, on rencontre notre voisin de chambre ou on reside a Copacabana, il nous dit que le party, il est sur l’ile, que tout Copacabana s’en vient. On decide de rester, on part a la recherche de logement… rien ! Apres quelques temps, on trouve un lit matrimonial…. c’est mieux que rien. Il est 3h-4h, on commence le party, on est comme ca. Sur le bord d’une falaise, avec les hippies, on fete. Vers 10h, tout le monde se rend a la fiesta electro… 50 bolivianos. Trop cher pour nous, on fete dans les rues. Je ne sais pas a quelle heure je me suis couche, mais c’est sur qu’il etait avant minuit. Sans biere, sans argent, sans personne, ca pas ete le plus long party de nouvel an de ma vie. Apres-midi parfait, soiree correcte.
1 janvier, retour a Copacabana, dans le bateau, tout le monde dort. Sans Atm en ville et avec la banque fermee, Jay et moi on est sans le sous. Je reussi a echanger 10 $ Us, ce qui est amplement pour attendre l’ouverture de la banque. On prend une journee pour faire du lavage, on chill en ville un autre jour, on se fait une bonne session internet, j’achetes des cossins pour organiser mon sac, le temps passe vite, on ne le voit pas passer, au final, on partira de Copacabana pour Sorata le 7 janvier. Deux semaines tranquiles, Copacabana c’est bien, sans plus, sans moins. De plus, a mon retour a la frontiere Perou-Bolivie, pour avoir plus de jours sur mon visa, j’ai du payer une biere au douanier pour les avoirs. Rien de vraiment frustrant, mais quand meme chiant (javais marcher les 10 km qui nous separaient de la frontiere pour sauver de l’argent sur le taxi tse !). Decidement un beau stop a faire entre le Perou et la Bolivie, on y serais rester un peu moins si ce n’etais pas du temps des fetes !

Perche dans les nuages, c’est par une route de terre desastreuse, 21 dans une minivan, qu’on atteint Sorata. Ici, c’est un petit paradis, petite ville super relax, super calme, c’est certain que je ne reste pas ici longtemps, mais j’adore. La ville est situe dans une vallee, au-dessus d’une riviere. Autours, des montagnes… partout ! Un grand respire pour quelques jours.
On dit que c’est la capital du trekking, alors Jay et moi, on est alle trekker. Superbe montee sur la montagne, le moment fort ca ete de traverser la riviere. Deux gamins qui jouent dans l’eau, ca ete un super moment. Apres, c’etait assez pour le trekking, alors on a trinquer. On etait dimanche, je me sentais comme un dimanche. Sorata, c’est ca, c’est dimanche… tout les jours. Sorata pour les vieux jours avec un verre de gin… oui!
Aujourd’hui, c’est lundi. Je me sens comme un dimanche. Petit dej. bien penard a midi, assis au milieu des montagnes, je prend un peu de temps pour ecrire. Pipe, Fab, Charlotte, vous aimeriez ca ici. Marc, tu voudrais bouger, changer, faire quelque chose. Je suis entre les deux : relax, mais j’aimerais bouger. On procrastine, demain… peut-etre.
Si j’etais une fille aujourd’hui, je porterais une robe d’ete, je lirais un bon livre sur une terrasse dans les montagnes. Si j’etais une fille aujourd’hui, je serais belle… peu importe, c’est un jour comme ca. Si j’etais une fille, je serais toi, assisse ici avec moi, sourrire au bout du monde, flirter relax avec la musique, avec un bon cafe, avec un bon the, avec un bon rhum and coke, on s’en fout, ici c’est pas important.
Depuis quelques semaines, ca travaille dans ma tete, ca cogite dans mes idees, ca fait du bien de s’assoir, d’arreter. Hier, j’ai mal dormi, je me reprends cet apres-midi, c’est un jour comme ca. C’est une ville comme ca.
Sorata, on aime.
Salut l’interweb, j’ai updater des textes persos aujourd’hui, mais la, je suis tanner de l’ordinateurisme. Je prendrais le temps cette semaine d’uploader les textes qui racontent plus mon tripp, ce que j’ai fait, mes aventures, etc.
J’espere que ca sera pas trop long pour vous. One big love.
Charleuh
Il me reste 10 mois. Le temps prend un visage bien drole en voyage. Il me semble que c’etait hier que maman pleurait a l’aeroport. Il me semble aussi que j’ai toujours ete en voyage, qu’il n’y a pas d’avant. Je suis pris quelque part entre jamais et toujours et je vois octobre arrive trop vite. Apres il y a quoi ? J’ai parfois l’impression de foncer droit dans un mur. Pourtant, en meme temps, j’apprehende mon retour. J’y pense a apres tse, a l’effet qu’aura sur moi cette annee, a l’uni, a voyager plus, a partir en appart, etc.
D’ici octobre, je ne cligerais pas des yeux pour ne rien manquer, parce que quand je le fais, je me retrouve 2 mois plus tard. J’essaie, j’essaie vraiment de profiter de tout, mais c’est pas toujours facile. Profiter, apprendre, tirer des lecons et les assimilees, ca fait beaucoup, beaucoup plus qu’une mi-session, qu’une fin de session (selon moi, mais je suis pas le meilleur etudiant pour ca).
I feel like a rolling stone gathering no moss. J’aimerais ca presentement etre assis devant chez Pipe, avec une caisse de pabst, Bob Dylan quelque part derriere, a jaser de tout ca. A essayer de comprendre un peu…. Tu me manques vieux, en fait, il y en a bien du monde qui me manque maintenant. Homesickness ??? Oui, clairement. Mais en meme temps, je ne veux pas y retourner.
J’ai l’impression d’etre sur un voilier sans vent, d’ecrire sans crayon, de boire sans verre. C’est possible, mais pas ideal. Je tourne en rond. Quelque chose va arriver bientot, je le sais, je le sens, mais en attendant, je prends un verre pis je respire. Cheers ! (Celles-la ont ete pour toi Pipe.)
Dans mon Ipod : Bob Dylan
” When you got nothing, you got nothing to loose ”
Ca fait 2 mois que je me reveille tout les matins sur un autre continent. Je me suis reveille dans des grandes chambres, dans des petites chambres, dans le desert, dans des chambres a 10, a 4, a 2,a 1, dans la foret, sur le bord d’un ravin. Je me suis reveille dans des lits petits, grands, trop petits, durs, mous, confortables, pas de lit du tout, sur une roche, sur du sable. J’ai mange des plats nouveaux, a peu pres toutes les parties d’un poulet, de la tete au pied, des soupes, du riz, du poulet frit, du riz, de la viande, du poisson cru, du riz. J’ai mange dans des restos, sur la rue, dans des maisons. J’ai pris des douches froides, chaudes, trop chaudes, grande, petite, indescriptible, pas de douche du tout. J’ai ete malade, fatigue, eu des maux de ventre, des maux de tete, ete top shape, chaud, bien chaud. J’ai eu chaud dans le desert, froid sur le macchu picchu, ete completement frigorifie sur le lac titicaca. J’ai eu faim en camping, manger a en etre mal ailleurs. Je me suis ennuye de ma maman, de mes amours, de mes amis. J’ai vu des paysages qui m’ont fait oublier tout le monde. J’ai pris des avions, des bus, des minibus, marche, fait du pouce.
ca fait seulement deux mois.
J’ai definitivement atteint un point de non retour. La maison me manque, mais si je revenais, je m’ennuierais beaucoup plus de voyager. On voyage pourquoi ?
Voyager pour oublier c’est se rappeller. Voyager pour fuir, c’est recevoir en pleine face. Voyager pour etre cool, c’est essayer d’etre cool. Voyager pour trouver des reponses, c’est trouver d’autre questions. Alors pourquoi ? Qu’est-ce qui me motive tout les matins a me lever, a ne pas avoir de plan, dans des endroits que je ne connais pas, qu’on dit dangereux ?
C’est qu’ici, je me sens vivant. J’apprend a chaque jour et surement plus qu’on pourrait m’enseigner sur un banc d’ecole. C’est sur qu’en octobre, j’aurais pas de diplome, plus de sous. Mais j’aurais appris une autre langue. J’aurais vu, entendu, gouter, toucher, sentis des choses que bien des gens ne pourront jamais imaginer. A la fin de l’annee j’aurais vecu.
Ca fait deux mois que je suis parti et je trouve ca encore trop facile, trop confortable. Pour les prochains mois : trois lettres. DIY.
Plus de camping, plus de marche, plus, plus, plus. Moins d’hotels, moins de resto, moins de facilite. Autant de rencontre, de plaisir, de partage, mais je veux etre plus independant, moins paresseux. Je cherche l’aventure, le plaisir, le thrill. Le temps file rapidement. Un peu trop. Il reste 10 mois.
Tu me manques tse, j’aimerais pouvoir te faire un calin, boire un tonic, slowclapper avec toi, mais je regarde la carte de l’amerique du sud et je ne fais que commencer. Bien vite mon ami (e), bien vite on se reverra, on derapperas, on skateras. En attendant, je t’aime, et j’en bois une pour toi.
Je mange une orange. Mon orange elle goute ce que devrait gouter une orange. Mon orange, quand je la touche, elle a la meme texture qu’une orange. Mon orange, quand je l’ai vue, elle semblait etre une orange. Puis mon orange, elle sent comme une orange.
Pourtant, cette orange elle me semble differente. Si toi, ou un autre, ou une autre, ou une giraffe (les giraffes mangent-elles des oranges) peut-etre, cette orange ne serait pas differente.
Qu’est-ce qui rend mon orange unique alors ? Est-ce que c’est une question de circonstance ? Dans les nuages en Bolivie, loin de chez moi , libre, avec l’argent gagnee a me faire chier dans des petits boulots, c’est ca qui rend mon orange differente ?
Et si cette orange c’etait moi ? Une orange sans frontiere, au passeport canadien, carte d’assurance maladie du Quebec, mais une orange citoyenne du monde ?
Et si au contraire, je n’etais pas cette orange. Si je devrais etre a l’universite, trouver une femme, une job, gagner plus d’argent que je ne peux en depenser, avoir des enfants, leurs apprendre la vie (comment on apprend la vie alors qu’on sais meme pas quelle sorte d’orange on est ?)
Plus le temps passe ici, plus je vois l’annee s’envolee. MON ANNEE. Il y a quoi apres ? L’universite ? Mais si j’ai envie de voyager plus, qu’est-ce que je fais ? Et L’ARGENT ? Et mes amours, je les laisses loin de moi ? Et si j’ai envie de te voir, de t’embrasser ? Et si je me sens comme ca maintenant, mais que demain, je me fous de tout ca et profites a fond de mon voyage. I give it all ! Mais, comment on fait pour toujours, etre a 100 %?
Ca fait beaucoup de si ! Cette orange, elle etait bonne. J’ai envie de jongler maintenant, fuck le texte, fuck le reste.
Give It All. No Army can set you free.