Dimanche soir, le 18 octobre 2009.
23h54.
Je suis un enfant. Un enfant qui se réveille en sueur après un cauchemar. Un enfant qui ne peux pas se rendormir. On est le 18 octobre, je décolle dans 10 jours. DIX JOURS. Un par doigt. C’est drôle parce que ça fait des mois, des années que je rêve à ce voyage là, pis ce soir, làlà présentement, je trouve qui me manque de doigt. Je suis pas prêt, je suis pu prêt. Pas du tout.
J’ai peur de pas retrouver le love que j’ai avec les gens présentement. Peur qu’il m’arrive quelque chose. Peur de m’ennuyer de mon monde, de ma vie. JE SAIS MÊME PAS FUCKING FAIRE LE LAVAGE PIS JE PARS 1 AN. J’ai la chienne, je suis terrifié.
C’est dimanche soir, pis t’es pas là. Je voudrais que tu m’encourages, que tu me joues dans les cheveux, que tu me dises que tout va bien aller. Je sais profondément que j’ai envie de ce voyage là, je le sais au plus creux de mon âme, mais j’ai besoin de me le faire dire ce soir. Pis t’es pas là pour jaser avec moi.
C’est dimanche soir pis je voudrais t’avoir avec moi pour que dans 10 jours je puisse partir loin de toi. C’est con ein ?
Dix doigts, dix jours.
J’ai hâte, j’ai la chienne, je suis prêt, je ne suis pas prêt, je t’aime, je ne t’aime plus, “fuckin’ and fightin’ it’s all the same,”
C’est dimanche pis demain ça va aller mieux.
C’est dimanche pis dans 10 jours ça va aller mieux.
Dans mon ipod : Damien Rice
Dans ma tête : trop de chose pour que je puisses dormir.