
1. De Cusco, se rendre a Santa Maria en Combi. Heure de depart approximativement 10h.
Prendre un combi pour nous, gringos, ca veux dire etre 4, entasser sur la banquette arriere d’une mini-van pendant 5 heures. On etait tellement tasser qu’a un certain point, quelqu’un s’est assis par terre, et on alternait. C’est honnetement toute une experience de voyager avec les locals. Il faut etre pret a sentir, gouter, voir, toucher des millions de choses. Au moins, les paysages sont a coupes le souffle. La traversee des Andes a au moins ca de bien, on peut rever au longboard qu’il y a a faire ici. Hairpins sur hairpins pendant des kilometres en descendant avec des paysages completements fous, il y a decidement un tripp de skate a faire ici. En plus, le changement de vegetation des montagnes a la jungle est completement hallucinant, c’est net, direct. Pas de niaisage. Une seconde t’es en montagne, tout de suite apres t’es dans la jungle. Ca fait passer le trajet un peu plus vite. Puis on arrive a Santa Maria.
2. De Santa Maria, prendre une taxi ou un combi pour Santa-Theresa. Heure approximative 17h.
Cette portion de la route est encore plus impressionnante. La route est juste assez large pour 1 voiture et demi, et evidemment, les chauffeurs passent 2, a toutes vitesses. Mais c’est pas grave, parce que si tu tombes de la route (boueuse parce que c’est la saison des pluies, sans parler des moments ou tu traverses des ruisseaux carrement), tu tombes en bas d’un precipice, vers une mort certaine. Mais encore une fois, la majestuosite des montagnes, de la valles, de la riviere tout au fond, fait vite oublier que c’est completement incence ce qui se passe. A ce moment la, on partage le taxi avec un argentin, vaniteux a souhait. Chaque fois qu’il nous parle, j’ai envie de lui mettre mon poing sur la gueule. Mais bon….
3. De Santa-Theresa, prendre un taxi jusqu’au reseau hydroelectrique. Heure approximative 18h30.
La nuit commence a tomber. Alors on a demander au meme chauffeur de nous conduire au reseau hydroelectrique. Chanceux, l’argentin vient avec nous, on peux ainsi separer les couts… j’ai toujours envie de la frapper. Pour les paysages, il fait noir, on voit rien.
4. L’aventure commence, du reseau hydroelectrique, suivre le chemin de fer jusqu’a Aquas Calientes, la marche prend plus ou moins 2h. Heure approximative 19h.
Ici, on se trouve un petit groupe, des francaises, un bresilien, mon ami argentin, Jay, Lorenza, Johann et moi. Bien vite on se rend compte que nos amis sont des athletes olympiques qui n’ont pas du tout envie de profiter du moment pour jaser, marcher tranquilos, fumer de temps en temps, boire, alors on les laisses filer et nous on profites. Il fait noir, on est dans la jungle, on se sent comme indiana Jones, on trippe. Le 2 heures de marches passe comme 30 secondes.
5. A Aquas Calientes. se refaire des forces. Heure approximatives 22h.
On penses a prendre un bon repas, c’est notre seule pensee. Comme Aquas Caliente est la ville la plus proche du machu picchu, c’est une ville hyper touristique, mais super belle. Tout est cher. Donc en attendant de trouver un petit resto pas cher, on trouve un depanneur et on s’achete une biere qu’on boit assi dans le depanneur. P.S. on est au Perou, on peut tout faire ici. Finalement on trouve un petit resto pour 6 soles, on mange un tres bon repas. Fait cocasse, le lendemain matin, le restaurant etait ferme pour de bon. On a ete les derniers de la places. Apres le repas, on chill un peu, on se prepare. Maintenant on devient des ninja.
6. Monter le Machu Picchu. Heure non approximative minuit. Ici, le timing devient important.
Il pleut. On est chanceux, a date on a eu du beau temps pour toute l’aventure, mais la il pleut. On est brule, on arrete des qu’on peut, a tout bout de champs. Monter le machu picchu est relativement dur de jour, de nuit apres toute ces deplacements, c’est brutal… Pis il pleut. Finalement on arrete juste avant l’entree du site, on s’installe pour dormir un peu, corde a linge, etc. On se fait bouffer le cul par des fourmis grosse comme ma vie. Un moment donner, je me leve, ecourer de me faire arracher des bouts de peau, puis je me rends compte que nos sacs sont innondes, puis que l’eau se dirige vers notre lit de fortune. On bouge tout. Malheureusement, mon appareil photo et mon ipod sont scrapp a cause de l’eau (5 jours de sechage plus tard, tout est ok). On se recouche….
7. Devenir un ninja, l’entre sur le site. Heure non approximative 4h.
A 4h, on se reveille, on ramasse les petits puis on bouge. Le timing est primordial ici, on doit etre cache dans les ruines avant 5h, heure ou les gardes commencent leurs tournees. Il pleut toujours. Notre premiere erreure est d’etre passee par la porte, activant ainsi les cameras de securite au lieu de sauter par dessus les tourniquets, mais c’est pas grave. On trouve une bonne cachette, mais on y reste peu longtemps a cause la pluie. Au dessus des ruines se trouve une petite maison, initialement la maison des gardiens inca, on s’y rend, un toit c’est un luxe. Juste avant de bouger pour la maison, Johann et Lorenza s’enguelent a propos de je ne sais pas quoi et Johann part de son bord, malheureusement j’ai manquer la scene. Dans la maison on trouve 3 francaises (pas les memes que sur le chemin de fer) et 2 bresiliens. Ils prennent de la drogue, pas moi. Pis on jase. Le temps passe.
8. Be cool, fond toi dans la masse. Heure approximative 6h30.
C’est a ce moment precis que tout notre aventure a failer. On s’est fait prendre par un garde avant de pouvoir se fondre dans les touristes incognitos. Heureusement, au Perou, il y a deux alternatives pour se sortir de toute les situations : Le land of confusion et le White Privilege. On prend la premiere. On commence tous a raconter une histoire sans queue ni tete comme quoi notre guide est parti avec nos billets, dans 3 langues differentes, le garde ne sait juste pas quoi faire. Finalement, il appelle ses amis en renfort et part. 8 gardes viennent nous chercher 1h plus tard et nous amenes dans un bureau. La, ils prennent les cameras des filles qu’on ne connait pas et demande les notre. J’ai pretexter ne rien comprendre et penser qu’ils m’offraient les cameras confisques en cadeaux, alors je reprend les-dites camera (land of confusion) mais plus tard ils les reprennent. A un certain moment, on se rend compte Jay, Lorenza et moi, qu’on a tout notre stock et qu’on ne se soucient pas vraiment de nous. On demande si on peux aller fumer, White privilege, on peut pas fumer sur le site du machu picchu, mais a l’exterieur oui et on nous laisse y aller. On sort, on fume, on part.
9. Faire le chemin inverse et profiter du soleil pour admirer la jungle.
La marche de retour etait tellement satisfaisante. La jungle c’est vraiment tres cool, on a suivi une riviere tout le temps du retour et encore une fois la marche de 2h a passer comme 30 secondes. C’est une fois rendu a cusco, biere froide en main, a raconter notre aventure qu’on a senti qu’on avait accompli de quoi.
Je conseille a tous de faire le machu picchu gratuitement, ca en vaut vraiment la peine, c’est une experience incroyable et des milions d’aventure.
Dans mon ipod, il y avait manu Chao.