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Ca fait 2 mois que je me reveille tout les matins sur un autre continent. Je me suis reveille dans des grandes chambres, dans des petites chambres, dans le desert, dans des chambres a 10, a 4, a 2,a 1, dans la foret, sur le bord d’un ravin. Je me suis reveille dans des lits petits, grands, trop petits, durs, mous, confortables, pas de lit du tout, sur une roche, sur du sable. J’ai mange des plats  nouveaux, a peu pres toutes les parties d’un poulet, de la tete au pied, des soupes, du riz, du poulet frit, du riz, de la viande, du poisson cru, du riz. J’ai mange dans des restos, sur la rue, dans des maisons. J’ai pris des douches froides, chaudes, trop chaudes, grande, petite, indescriptible, pas de douche du tout. J’ai ete malade, fatigue, eu des maux de ventre, des maux de tete, ete top shape, chaud, bien chaud. J’ai eu chaud dans le desert, froid sur le macchu picchu, ete completement frigorifie sur le lac titicaca. J’ai eu faim en camping, manger a en etre mal ailleurs. Je me suis ennuye de ma maman, de mes amours, de mes amis. J’ai vu des paysages qui m’ont fait oublier tout le monde. J’ai pris des avions, des bus, des minibus, marche, fait du pouce.

ca fait seulement deux mois.

J’ai definitivement atteint un point de non retour. La maison me manque, mais si je revenais, je m’ennuierais beaucoup plus de voyager.  On voyage pourquoi ?

Voyager pour oublier c’est se rappeller. Voyager pour fuir, c’est recevoir en pleine face.  Voyager pour etre cool, c’est essayer d’etre cool.  Voyager pour trouver des reponses, c’est trouver d’autre questions.  Alors pourquoi ? Qu’est-ce qui me motive tout les matins a me lever, a ne pas avoir de plan, dans des endroits que je ne connais pas, qu’on dit dangereux ?

C’est qu’ici, je me sens vivant. J’apprend a chaque jour et surement plus qu’on pourrait m’enseigner sur un banc d’ecole. C’est sur qu’en octobre, j’aurais pas de diplome, plus de sous. Mais j’aurais appris une autre langue. J’aurais vu, entendu, gouter, toucher, sentis des choses que bien des gens ne pourront jamais imaginer. A la fin de l’annee j’aurais vecu.

Ca fait deux mois que je suis parti et je trouve ca encore trop facile, trop confortable. Pour les prochains mois : trois lettres. DIY.
Plus de camping, plus de marche, plus, plus, plus. Moins d’hotels, moins de resto,  moins de facilite. Autant de rencontre, de plaisir, de partage, mais je veux etre plus independant, moins paresseux.  Je cherche l’aventure, le plaisir, le thrill.  Le temps file rapidement. Un peu trop. Il reste 10 mois.

Tu me manques tse, j’aimerais pouvoir te faire un calin, boire un tonic, slowclapper avec toi, mais je regarde la carte de l’amerique du sud et je ne fais que commencer.  Bien vite mon ami (e), bien vite on se reverra, on derapperas, on skateras. En attendant, je t’aime, et j’en bois une pour toi.

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