
Le voyage de Puno a Copacabana en fut un penible. Diarhee violente, minibus surcharge et vraiment tres petit, ca definitivement pas ete la route la plus plaisante (a date). Passer du Perou a la Bolivie via Puno et Copacabana a ca de bon par contre, faire le tour du lac titicaca est impressionnant, TRES ! A Copacabana, mes premieres impressions de la ville et du pays sont super bonnes. Tres rapidement, on trouve un super hostal pour 10 bolivianos (1,50 $ a peu pres). Apres nos deux semaines passes la, je crois qu’il est safe de dire que c’est le meilleur a date, gens sympas, cuisine propre et bien equipee, calme, parfait !
Le temps des fetes oblige, il y a des festivitee en ville. Interessant ! Ici, on benit les voitures. Devant la cathedrale, les proprios de bagnoles s’enlignent, et avec leur famille boivent des tonnes de biere ou de champagne (selon le budget ein !), decorent leur voiture et font benir la-dite bagnole par une pretre (qui porte une casquette adidas ultra tendance avec son habit de moine !). Apres, on asperge la voiture d’eau benite et de biere (ou champagne), on fait sauter des petards et on boit.
Dans la liste des celebrations, il y a aussi une parade militaire avec une statue de la vierge de Copacabana a travers la ville jusqu’au lac. C’est interessant de voir a quel point les militaires se foutent de la parde (ils arrivent en retard, ils marchent pas au rythme, tout croche,etc.) C’est assez weird de voir l’armee et la religion melee ensemble, tous…. sans conviction !
Noel arrivant a grand pas, on decide de retarder notre voyage de peche, ca me fait chier, mais c’est ultra raisonnable. On passe donc quelques jours a jongler, boire, trainer en ville. On rencontre vite un groupe d’artisans argentins avec qui on passe beaucoup de temps. Musique, artisanat et jonglerie, ca va bien ensemble. On attend Noel, on attend le voyage de peche.
Finalement arrive le 24 decembre, super content, on se mets beau et propre. Malgre le peu d’esprit de Noel cette annee, je suis heureux, vraiment heureux ! A minuit, on se dirige vers la cathedral pour se rendre compte que la messe de minuit etait a 10h30. Deception, on revient a l’hotel, on boit un peu et on se couche. On ira finalement a la messe le 25 au matin.
En apres-midi, fiesta sur la plage. Toujours avec les artisants, on est les hippies sans famille, on est une famille pour aujourd’hui. Malheureusement, Jay et moi ne prenons pas de coke, on est donc les premiers knocked out, retour a l’hotel et sommeil profond.
Apres Noel, l’excitation est a son apogee. On est pret pour l’isla del sol, on est pret pour la peche. Evidemment, on a rien de prevu et des informations plus ou moins claires et precises. High expectation leeds to deception. On arrive en apres-midi sur la partie sud de l’ile et de la, nous attends un trek d’une couple d’heures. Trek magnifique, soleil radieux, c’est de loin la meilleure partie de notre periple sur l’ile. A mi-chemin on rencontre un habitant de l’ile avec qui on devient pote. Francisco qu’il s’appelle. Il a 45 ans, mais a force de dur labeur, de pauvrete ou whatever, il a l’air de 90. Sur son dos il transporte quand meme plus de bois que je ne pourrais en porter en 2 voyages. On arrive, la nuit tombe, timing parfait…NOT. On essaye de trouver un beau spot pour installer notre abri… Ha oui, on a pas de tente, seulement une toile de plastique et un seul sleeping bag pour deux. Ici, c’est la saison des pluies. Bref, on espere…. c’est tout ce qu’on peut faire.
Finalement, on trouve, on s’installe du mieux qu’on peut. On ramasse du bois, rien de sec, il pleut tout les jours. on se ramasse finalement avec le plus shitteux des set-up et un feu assez moyen. Il fait frette. Il mouillasse. On trippe pas.
Lendemain matin, dur reveil. Trop tot. Jay et moi nous sentons pas super en forme (guess why !) On a pas de bouffe sauf 12 patates… mais pas de feu. Patates crues, sel, poivre, beurre… un delice a ce moment la ! On passe finalement la journee a essayer de vivre. On est zombie. On dors, moi sur une roche au soleil, j’ai le chest en feu. Vers 5h, fuck it ! L’aventure c’est beau, mais quand il y a 0 plaisir, ca vaut pas la peine. Mal equipe, sans pouvoir pecher, sans feu, ca vaut pas la peine, on se trouve un hostal. Francisco, notre pote, connait le mec de l’hostal, on a un bon prix, on y resteras 3 jours ou on ne fait majoritairement rien. Je suis pas du monde. Bad Zone Billy.
31 decembre, retour a Copacabana pour le nouvel an. Sur la partie sud de l’ile, d’ou on doit prendre le bateau, on rencontre notre voisin de chambre ou on reside a Copacabana, il nous dit que le party, il est sur l’ile, que tout Copacabana s’en vient. On decide de rester, on part a la recherche de logement… rien ! Apres quelques temps, on trouve un lit matrimonial…. c’est mieux que rien. Il est 3h-4h, on commence le party, on est comme ca. Sur le bord d’une falaise, avec les hippies, on fete. Vers 10h, tout le monde se rend a la fiesta electro… 50 bolivianos. Trop cher pour nous, on fete dans les rues. Je ne sais pas a quelle heure je me suis couche, mais c’est sur qu’il etait avant minuit. Sans biere, sans argent, sans personne, ca pas ete le plus long party de nouvel an de ma vie. Apres-midi parfait, soiree correcte.
1 janvier, retour a Copacabana, dans le bateau, tout le monde dort. Sans Atm en ville et avec la banque fermee, Jay et moi on est sans le sous. Je reussi a echanger 10 $ Us, ce qui est amplement pour attendre l’ouverture de la banque. On prend une journee pour faire du lavage, on chill en ville un autre jour, on se fait une bonne session internet, j’achetes des cossins pour organiser mon sac, le temps passe vite, on ne le voit pas passer, au final, on partira de Copacabana pour Sorata le 7 janvier. Deux semaines tranquiles, Copacabana c’est bien, sans plus, sans moins. De plus, a mon retour a la frontiere Perou-Bolivie, pour avoir plus de jours sur mon visa, j’ai du payer une biere au douanier pour les avoirs. Rien de vraiment frustrant, mais quand meme chiant (javais marcher les 10 km qui nous separaient de la frontiere pour sauver de l’argent sur le taxi tse !). Decidement un beau stop a faire entre le Perou et la Bolivie, on y serais rester un peu moins si ce n’etais pas du temps des fetes !